Marathon de Rekjavik (Islande) le 22 août 2015

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32nd Islandsbanki Reykjavik Marathon, mon 21ème Marathon

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Novembre 2014: Choix de ce marathon. Après l’Asie, re-découverte de l’Europe.

Courir le monde: en voilà une excellente idée.
Mais venir dans un pays froid en plein été tandis que d’autres se dorent au soleil a semblé plutôt étrange à mon entourage.
Marathon de Reykjavik, ce nom sonne néanmoins comme une destination exotique. Mais pour la première fois, pour des raisons de logistique, la course sera précédée d’un voyage. Nous en avons profité pour faire le tour complet de l’île en autotour.

Ma préparation

Début de l’entrainement le 22 Juin 2015 avec intégration de PPG dans les séances de course. Cette course fait partie de ma préparation au marathon de Tana prévu le 11 Octobre 2015 en tant que sortie longue.

Récupération du dossard
Récupération du dossard

Après ce tour de l’île en autotour de 10 jours, je suis heureuse de venir retirer enfin mon dossard au Laugardalshöll Sports Hall, Engjavegur 8, Reykjavik, où je reçois ma puce et un vrai tee-shirt XS. Je fais également le tour du marathon-expo où je m’allège de quelques krönes islandais pour l’achat d’un bonnet et d’un collant Adidas imprimé.

Pasta marathon
Pasta marathon

Pasta party: Excellent restaurant italien choisi par FB (mais qui sert pas de pizza), une bonne assiette de pâtes accompagnée d’une pinte de bière. Nous avons pu échanger nos souvenirs de… Marathon. Convivial.

Nous nous sommes quittés rapidement car il fallait bien se lever tôt demain pour courir.

Reykjavik, 8h40, Islande Samedi 22 Août 2015

Mon équipement
Mon équipement

Jour J: en ouvrant la fenêtre, j’aperçois des nuages gris mais pas de pluie en vue, pourvu que ça dure. En sortant de l’hôtel, il paraît même faire chaud, j’avais prévu plusieurs couches de vêtements, ma jupette, un tee shirt et des manchons suffiront. 12°C est la température idéale.

Une fois la photo de groupe réalisée (nous sommes 3), après la pause pipi ( les toilettes sont en très grand nombre et l’attente n’est que de quelques minutes), je rejoins mon sas (l’avant dernier, celui des 2h02-2h10 temps correspondant au semi prévu ).

Parcours marathon Reykjavik 2015
Parcours marathon Reykjavik 2015

Le départ des semi et du marathon est commun et se joignent à nous les marathon – relais, ce qui donne l’impression d’une masse immense qui s’élance à 8h40.

Ce n’est qu’un marathon, pas une course pour ma survie.

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Ce n’est qu’un marathon, pas un diplôme pour ma promotion.

Ce n’est qu’un marathon et je n’y ai ni rien à gagner ni rien à perdre.

Alors, j’y vais très très coool. De plus, il se déroule dans un pays immense dont je n’ai pu découvrir qu’une infime facette.

Je n’aimerai pas y vivre mais j’admire ces islandais dont le soleil se cache même en été.

Récit de la course

Profil marathon Reykjavik 2015
Profil marathon Reykjavik 2015

Pour apprécier encore une fois les paysages de la capitale, je décide de courir (comme pour la plupart de mes marathons) en mode touriste.

Parcours
Parcours

Pas de chrono, pas de performance, aucun stress, juste le bonheur de courir ( et j’en connais qui aimeraient juste pouvoir marcher un peu vite), de respirer, d’apprécier le temps qui s’écoule, de sourire aux très nombreux spectateurs présents dans les quartiers traversés et venus nous encourager.

Départ
Départ

Le parcours débute en plein centre ville avant de longer la côte, nous traversons le port, la banlieue, des zones industrielles désertes, un parc. Il est parfois bucolique, parfois glauque, l’air marin se mêle à des relents de poisson. Des spectateurs sortent leur trompettes ou leur sono pour nous encourager.

Marathon Reykjavik 2015
Marathon Reykjavik 2015

Les ravitaillements sont largement suffisants: du Gatorade en verre et des barres chocolatées dès le premier arrêt à 3,5km!!! Les tables sont placées parfois sur un côté et d’autres fois sur les deux mais aucun cas de bousculade. Tout est fluide, on peut ralentir sans gêner personne. Un peu plus tard sont proposés des oranges, bananes, gâteau mais par contre pas de gel.

img_3585Des petites côtes sont à prévoir mais aucune montagne à gravir. J’ai failli m’arrêter devant une jolie petite cascade (mais oui, bon sang, nous sommes bien en Islande me dis-je engourdie dans mes pensées
philosophiques). Nous franchissons des petits ponts. Nous enquiquinons les automobilistes obligés de nous laisser passer car la circulation n’est pas complètement bloquée. Les signaleurs nous aident à traverser.

Sur mon chemin, je croise Runnindoum qui me reconnaît sans doute grâce à mon buff « Courir le monde » que je porte pour la première fois lors d’une course. Ensuite, je suis à la hauteur d’un français déguisé qui se révèle être Calou dont j’avais entendu les exploits auparavant. Nous courons et discutaillons quelques minutes ensemble et nous perdons de vue au cours du ravitaillement suivant.

 

L’église est visible au loin, la délivrance est proche. Ces derniers kilomètres sont une invite à la réflexion. Ce qui me pousse à courir, à parfois souffrir, et à en redemander une fois la ligne d’arrivée franchie.

Nous nous sommes tous posés la question un jour. Est-ce une expiation, du masochisme, de l’inconscience, de la bêtise, de la folie, de la vanité ou du courage?

Est-ce vraiment une action personnelle ou un besoin de reconnaissance ?

Pourquoi a t’on besoin d’en parler, parfois de l’écrire, d’en faire plus, et encoure plus, jusqu’à la blessure que l’on essaie d’ignorer. Que cherchons nous à prouver?

Nous avons eu beaucoup de chance lors de ce marathon: temps couvert, température idéale, pratiquement pas de vent, un tout petit crachin salvateur vers la fin.
L’arrivée se situe au même niveau que le départ, dans l’avenue principale. Les derniers 200 mètres sont une ligne droite et les spectateurs sont amassés derrières les barrières des sécurité. Je me permets un sprint en souriant sous les applaudissements.

Ensuite, la sortie est très rapide: récupération de la médaille, mise sur les épaules de la couverture de survie, restitution de la puce, stand d’hydratation avec eau et Gatorade, banane, orange puis… C’est tout! En cinq minutes, je suis dehors.

Je revois encore une fois FB et Runnindoum venus récupérer leurs affaires à la consigne et me retrouve un peu en avance à mon rendez vous avec mon mari.

Ce fut mon vingt et unième marathon et pas le dernier évidemment.

Le prochain devrait se dérouler normalement le 11 octobre à Antananarivo ( capitale de Madagascar) pour la quinzième édition mais rien n’est sûr vu la conjoncture économico-politique très très instable là-bas. Les inscriptions ne sont même pas ouverte! Enfin, on verra. Sinon, j’en profiterai pour m’y reposer.

A bientôt pour de nouvelles aventures.

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