Marathon de Tours (France) le 21 septembre 2014

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Premier Marathon de Tours, mon dix-septième Marathon

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Avril 2014: Madame M. une de mes fidèles patientes, me tente en m’envoyant une brochure sur cette première édition de ce marathon au bord de la Loire. Evidemment, je craque. Je réserve mon dossard,
la pasta-party ainsi que la paëlla party du dimanche et un hôtel proche de la ligne de départ et d’arrivée.

Ma préparation

Bonus
Bonus

3 séances par semaines pendant 10 semaines, du 15 Juillet au 17 Septembre 2014.

Sortie la plus longue: 2h

Pendant mes vacances à Rhodes, j’ai poursuivi mon entrainement pour le Marathon de Tours. J’ai également croisé de nombreux coureurs sur mon chemin, même à 24°C.

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Parfois, des joggeurs osaient affronter la chaleur du midi en plein cagnard. Quelle folie!

Grâce à la brise, cette chaleur a été plus ou moins supportable même à six heures, avant le lever au soleil. Mais j’ai parfois allégé mes séances quand j’étais en nage.

J’ai aussi opté pour l’entrainement croisé: j’ai découvert que le dos crawlé était très relaxant. J’en ai donc profité au Spa dans une eau à 31-35°C dans une piscine vide suivi d’une séance de hammam ou de sauna ou les deux.

J’ai nagé au début du séjour 275m sans m’arrêter jusqu’à 605m à la fin. Ce qui est un record pour moi. Il ne me reste plus qu’à savoir nager sur l’autre face, c’est-à-dire le crawl.

Tours, Vallée de la Loire, Samedi 20 Septembre 2014

Récupération du dossard
Récupération du dossard

Après avoir déposé nos bagages à notre hôtel, nous partons à pied vers l’Université Rabelais pour la récupération de mon dossard. Les bénévoles officient dans un amphi et je récupère rapidement un blouson vert,
2 bouteilles de vin de Loire (rosé et rouge) que nous boirons plus tard et d’autres goodies dans un sac. Dehors, de nombreux stands sont présents.

Nous déposons ce sac bien lourd à l’hôtel et partons à la recherche d’une pizzeria pour mon plat de pâtes.

Récit de la visite de la ville ici…

Pasta party
Pasta party

19h00: mon ventre crie famine, c’est l’heure de la Pasta party au gymnase Anatole France. Celui-ci se trouve dans une petite rue, l’entrée est libre, aucun contrôle des tickets. C’est un self-service, je me sers d’une assiette de crudités (tomates, chou, concombre), de tagliatelle à la bolognaise, d’une part de camembert, de fromage blanc et d’une tarte aux pommes, le tout pour 10€.

Deux musiciens nous bercent de musique des années 70-80, eh oui, c’est la génération de la plupart des marathoniens ci-présents. Mais l’heure n’est pas à la fête, elle est au recueillement et à la concentration.

De l'ambiance
De l’ambiance

Je croise un habitant de ma ville en faisant la queue pour les pâtes. Le monde est petit. Un groupe de kenyans viennent également se restaurer: ils sont même ici!

Le dîner est vite expédié, je meurs de sommeil d’autant qu’il m’en a manqué ces derniers mois.

Le réveil est testé au moins deux fois. Nous nous endormons tôt.

Mais dans la nuit, des idiots probablement éméchés vocifèrent dans la rue et m’empêchent de dormir pendant au moins une heure. J’ai envie de me lever et de leur jeter un seau d’eau sur la tête mais j’essaie de me
concentrer sur mon sommeil. C’est dur, très dur.

Récit de la course le dimanche 21 Septembre 2014

Sur les quais vides
Sur les quais vides

Le propriétaire de l’hôtel a consenti à servir le petit déjeuner plus tôt pour les quatre marathoniens logés ici. Croissant, thé, tranches de pain, jus d’orange. Nous remontons dans notre chambre pour nous reposer.

Je me prépare physiquement mais surtout mentalement, je ressens un serrement à la poitrine mais ce n’est pas cardiaque.

Sas de départ
Sas de départ

C’est enfin l’heure de quitter l’hôtel, nous croisons de nombreux coureurs de 10k, de 20K et des mini coureurs. La place Anatole France est noire de monde. Le sas des marathoniens 4h est difficile à atteindre.

En attendant le top départ, je discute avec mes voisins, deux jeunes vont aborder leur « premier », ils sont un peu inquiets. Moi, c’est bon, après avoir plaisanté, je me sens prête.

Top. Quarante secondes avant d’atteindre l’arche de départ. Les spectateurs sont présents et nous acclament. La foule est dense. Je repère le meneur des 4h loin devant moi. Tant pis. Au fur et à mesure, le flot des
coureurs s’étire enfin, mon allure est plus régulière.

Dès le départ, le thermomètre affiche 20°C, je sens que ça va chauffer. En effet, tout au long de ces 42km195, je garde ma bouteille d’eau à la main que j’échangerai à chaque ravitaillement. J’en bois, j’en rejette sur le côté, je m’en asperge la tête.

Il fait beau
Il fait beau

Au bout de 5 km, un groupe de coureurs me rejoint, nous discutons un moment. Ces messieurs ont remarqué ma jupette qui les intrigue. L’ambiance est à la rigolade mais cela ne va pas durer. Je les perds à un ravito.
Je ne sais pas s’ils sont devant ou derrière. Je n’ai pas le temps de me retourner. A chaque traversée de village, des spectateurs nous encouragent très chaleureusement. Heureusement qu’ils sont là car le long du Cher puis de la Loire, le parcours est un peu monotone. De plus, le soleil est de la partie et pas une once d’ombre à l’horizon. Je ne sais pas quelle est la température à ce moment là mais apparemment, nous frôlons les 27°C vers la fin.

Pas loin du semi, j’harangue la foule pour me donner du courage, et les spectateurs réagissent très bien et m’interpelle par mon prénom inscrit sur le dossard. C’est euphorisant!

Jardins du château de Villandry
Jardins du château de Villandry

Nous traversons les jardins du Château de Villandry qui sont magnifiques, parait-il. A dire vrai, je n’ai pas le loisir de les contempler, d’autant plus qu’il faut sourire au seul photographe posté dans un coin.
En sortant par la grille du château, nous croisons les quatre heures qui sont à peine derrière moi et que j’avais doublé au 10ème kilo. Je cours depuis quelques kilomètres avec une jeune femme. Nous essayons de synchroniser nos foulées. Nous ne disons mot, le battement de nos pas rythme nos minutes. Tacitement, nous évoluons ensemble. Mais pas longtemps.

Au 35ème, comme la dernière fois, les 4h me dépassent, je n’ai même pas la force ou la volonté ou la possibilité de m’y accrocher. Je perds ma compagne éphémère, je vois s’éloigner une chance d’atteindre une
deuxième fois mon objectif de passer sous les quatre heures . Pour le moment, je lutte pour rafraîchir mon corps transpirant, je m’asperge d’eau, je suis trempée, ma jupe est lourde, mes pieds perclus d’ampoules me font mal. Non, j’exagère mais j’ai l’impression d’être une éponge géante.

Je croise au moins quatre coureurs allongés sur le côté, au loin, la sirène de la Croix Rouge, j’espère que ce n’est pas trop grave. Une insolation sans doute.

Arrivée !!!
Arrivée !!!

Pour abréger ce récit, je parcours les derniers kilomètres qui me restent avec un grand sourire, sereine enfin, sans douleur en fait, en appréciant les marques d’encouragement des femmes surtout venant de femmes. Car nous les femmes ne sommes pas nombreuses sur cette distance à Tours, environ 12 pour cent des marathoniens. Alors que la moyenne nationale se situe aux environs de 25 pour cent et aux USA, elle est de presque 40 pour cent.

Ligne d’arrivée franchie, je récupère ma médaille avec une petite larme (de fatigue, eh oui un peu quand même), une bouteille d’eau, de Gatorade ou équivalent et un tee-shirt.

Pic nic au bord de la Loire
Pic nic au bord de la Loire

Paëlla party. J’y vais clopin clopant en zigzagant entre les tee-shirts bleus (10k et 20k) et les tee-shirts verts (marathoniens). Un gentil coureur se propose de me servir de béquille en descendant les escaliers.
Il me dit avoir eu mon débardeur rose en ligne de mire pendant plusieurs kilomètres. Je suis ravie d’avoir pu servir de lièvre ou de lapin rose, ne fut-ce qu’un instant!

Nous faisons une première fois la queue pour récupérer une assiette de paëlla (gratuit pour les coureurs avec leur dossard et 4€ pour les accompagnants) puis une seconde fois pour la bouteille d’eau , un verre de vin et une pomme. Ensuite, nous prenons place sur les nombreuses tables placées le long de la Loire.

Les organisateurs ont vraiment mis les petits plats dans les grands.

Je suis heureuse d’avoir participé à cette première édition.

Toutes les premières fois sont inoubliables.

J’ai l’impression d’un éternel recommencement et d’une découverte à chaque course…

PS: Après ce repas post-marathon, nous rentrons chez nous. Malheureusement, je n’ai pas le temps de me changer avant notre retour à domicile. Avec l’air conditionné et mes vêtements mouillés, associés à une fatigue pré-course, mon organisme n’a pas supporté, j’ai été bien malade pendant une semaine. Bizarre, c’est exactement la durée prévue de mon repos sportif complet. Avant d’attaquer mon entrainement en vue du marathon festif du Beaujolais prévu dans deux mois!!!

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