Marathon de Saint Petersburg ( Russie) le 29 juin 2014

29Juin - by admin - 0 - In Europe Europe de l'Est Marathon

25th White Nights International Marathon de Saint Petersburg, mon seizième Marathon

Logo Saint Petersbourg marathon 2014
Logo Saint Petersburg marathon 2014

Choix du marathon: c’est une ville avec une histoire récente mais avec une grande histoire.
Et l’histoire et la géographie n’étaient pas du tout mes matières favorites à l’école. Je me rattrape maintenant.
D’autre part, ce n’est pas une destination qui fait rêver les marathoniens au premier abord. Alors moi, j’aime.

Choix du tour opérateur: Il s’est porté spontanément sur Planet-Tours avec lequel j’ai voyagé plusieurs fois.
J’en suis totalement satisfaite, leur choix d’hôtel est toujours judicieux avec un rapport qualité-prix vraiment raisonnable. Je suis passée par une agence à cause du visa et parce que j’aime bien de temps en temps me faire pouponner.

Ma préparation

Logo
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Avril 2014: Je m’aperçois que mon passeport n’est plus valide et qu’il faut 1 mois pour obtenir un visa pour la Russie. C’est le Tour opérator Planet-Tours avec lequel nous voyageons qui s’occupe de cette formalité assez compliquée. Je me précipite donc à la mairie en croisant les doigts afin d’obtenir un nouveau passeport rapidement.

Début mai: Ouf! Je reçois enfin mon passeport que j’envoie en urgence à l’agence.

Début de l’entrainement le 5 mai 2014 à raison de 3 entrainements hebdomadaires pendant huit semaines. Parfois, en cas de fatigue, je l’allège volontairement.

Objectif: Ouvrir grands les yeux et …profiter.

Saint Petersburg, Russie, Dimanche 29 Juin 2014

Le samedi 28 juin, nous visitons l’Ermitage avec notre guide Olga. Un marathon-culturel de 5 heures à piétiner dans les multiples salles de cet immense musée. Je m’assois dès que je vois un siège tout en écoutant
les explications car je sens déjà mes jambes lourdes. Visite de la ville ici…

Récit de la course

Parcours de Saint Petersbourg marathon 2014
Parcours de Saint Petersburg marathon 2014

J’ai bien dormi cette nuit, contrairement à d’habitude. A sept heures, dans la salle du restaurant, je reconnais les coureurs qui sont calmes et concentrés. Personne ne dit mot. Les mines sont sérieuses. J’ai terminé mon
dernier morceau de gateau-sport maison ( farine au blé complet + raisins secs) que j’avais ramené dans mes bagages. Et je complète mon petit-déjeuner par trois cuillères de riz, des pâtes, du jambon, un gâteau au chocolat et du thé. Eh oui, tout cela, j’ai peur d’être affamée en cours de route.

Place du Palais
Place du Palais

Momo (de Planet-tours) nous donne rendez-vous dans le hall pour nous emmener tous vers la ligne de départ se trouvant à moins de 10 minutes à pied de notre hôtel.
La place du Palais grouille de monde. Avec ses 5000 coureurs dont 2000 pour le marathon, l’ambiance est joviale.
La météo est clémente, le soleil brille, brille, brille. L’idéal, quoi!

Sas de départ
Sas de départ

Une voix braille dans le micro, je ne comprends rien mais j’applaudis avec les autres. Je me place à l’arrière, les sas sont inexistants, et comme je ne cherche pas la performance, je me fonds tranquillement dans la foule multicolore (dans les vêtements, car je pense être la seule bronzée dans le lot). Un passant me parle, je ne comprends rien, je souris, cette réponse lui convient, il s’en va. Je n’ose pas entamer une conversation car peu de russes parlent l’anglais, alors le français…

Sur la route
Sur la route

Le départ des 10km et du marathon est commun. Au top départ, on reconnaît aisément ceux dont la route sera longue. Je cherche des yeux mon mari dans la foule mais je ne le retrouve pas. Nous nous croisons au 3è puis au 22 ère pour la pause photo. Le public est nombreux sur la ligne du départ mais après il sera dispersé.

Néanmoins, cela n’entame pas ma bonne humeur et ma joie de courir ce marathon comme une promenade à travers la ville. J’essaie de reconnaître les endroits, les monuments, les églises que nous avons visité la veille.

Navire sur la Neva
Navire sur la Neva

Dès que je peux, j’essaie de déchiffrer les affiches, les pubs et les noms des devantures en cyrillique. Malheureusement, je n’ai retenu que la moitié des lettres et ne reconnais donc que la moitié des mots. Toutefois, je suis ravie de passer le temps à ouvrir grands les yeux et de voir les kilomètres défiler à toute allure. De temps en temps, j’encourage un coureur qui reprend son souffle mais les gestes ne suffisent pas à communiquer totalement.
A un moment, je dépasse un français que je reconnaît par son tee shirt tricolore, j’entame la conversation un court moment, cela fait du bien.

Mariage croisé pendant la course
Mariage croisé pendant la course

Je bois consciencieusement à chaque ravitaillement et je garde ma bouteille pendant 2 kilomètres environ, je m’asperge la tête avant de la jeter. Les bananes sont distribuées dès le dixième, mais je n’en prends qu’une fois au 30 ème. J’en garde un fort mauvais souvenir lors d’un marathon (douleurs abdominales).

Traversée du Pont ...
Traversée du Pont …

Le parcours est quasiment plat, même lors de l’ascension des nombreux ponts. Nous longeons la Neva et ses affluents, nous traversons les beaux quartiers, les moins beaux, nous provoquons des embouteillages et la colère de certains automobilistes impatients qui entament un concert de klaxon. J’ai envie de sortir mon appareil photo pour immortaliser ces gros bouchons mais j’ai peur qu’ils ne prennent mon geste comme une provocation.

Sur la route
Sur la route

A noter l’absence de musicien tout au long du parcours, sauf peut-être un batteur isolé au 30ème.
Je tape dans les mains des spectateurs, je remercie d’un geste les bénévoles que je croise. Je souris tout le temps, aux passants, aux bénévoles, aux supporters et mon sourire entraine la réciproque (surtout chez le femmes). Je sors mon appareil de temps en temps. Clic, clac,. Peur d’oublier.

 De nombreux spectateurs sont présents
De nombreux spectateurs sont présents

J’aime cette monotonie dans la course où la route est toute droite, presque vide. Parfois, un groupe de spectateurs nous encourage, je me sors de ma torpeur pour y replonger quelques minutes après. Je ne m’ennuie pas. Jamais.
Je pense à ceux qui ne courent pas parce qu’ils ne peuvent pas ou qui n’aiment pas ( comme moi il n’y a pas si longtemps, il y a six ans), je pense à ceux qui ne voyagent pas parce qu’ils n’en ont pas les moyens.
Je pense que j’ai de la chance de pouvoir être à Saint Pétersbourg et de fouler le sol où des tsars ont posé le pied.

A 200 mètres de l'arrivée
A 200 mètres de l’arrivée

Alors je cours, je ne marcherai pas, alors je cours, je laisse mes jambes me porter. C’est la première fois que je me force à ralentir afin de respecter mon allure prévue. Parfois, je me laisse porter par un coureur, je le suis pendant un kilomètre avant de m’accrocher à un autre. Je batifole, je m’amuse, je n’ai pas d’objectif de temps particulier, je ris de me voir si …légère. Aucune douleur. Aucune fatigue. Que le bonheur de courir avec des milliers de personnes. Mes courses en solitaire sont tellement différentes!

A 100 mètres de l'arrivée
A 100 mètres de l’arrivée

40ème- Je n’ai pas marché une seule fois. Je trace tranquillement mon chemin.

Les 42,195 km défilent trop vite. C’est déjà la fin. Tout a une fin.

L’arrivée sur la place du Palais est magnifique. Ce n’est pas Berlin avec ses larges avenues, ni New York avec Central Park et ses milliers de supporter, ni Boston avec la foule en délire.

Tee shirt officiel du marathon de Saint Peterburg
Tee shirt officiel du marathon de Saint Peterburg

C’est la Russie.
Le public est tout de même présent, l’ambiance de fête se reconnaît à ses drapeaux internationaux, aux sourires, au speaker qui hurle je ne sais quoi.

Je passe la ligne avec joie. Remise de médaille, le ravitaillement se compose de Red Bull, d’eau, de banane, gâteaux et raisins secs. La sortie est rapide, non mari est là pour m’accueillir. Je ne pense plus
qu’à une chose: prendre ma douche et…manger.

Brunch du Belmont Grand Hotel
Brunch du Belmont Grand Hotel

J’y ai pensé pendant la course, je me dis que c’est ma récompense, ma carotte: le brunch au Restaurant du Belmond Grand hotel Europe dans une ambiance jazzy.

Après l’effort, …le réconfort et la luxure.

En résumé, et vous l’avez deviné, c’est un marathon que j’ai beaucoup apprécié parce que j’en attendais rien.
Je le recommande parce que je l’ai aimé et vu son profil, je pense qu’il est également propice au record si on le désire.
Mais attention, la ville regorge de tant de trésors que le marathon n’est qu’une infime partie des merveilles à découvrir.

« Da svidania » Saint-Pétersbourg ( au revoir!)

PS: Il parait que cette ville est encore plus belle en plein hiver!

Suite de la visite de la ville de Saint Pétersbourg ici.

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