Marathon de Paris (France) le 5 avril 2009

5Avr - by admin - 0 - In Europe de l'Ouest France Marathon Urbain

33th Marathon de Paris, mon premier.

Logo Marathon Paris 2009
Logo Marathon Paris 2009

Tout naturellement, le choix de cette ville s’est imposé.
C’est la capitale du pays où je vis depuis plus de 25 ans. Je n’y ai pas mes racines, mais mes branches s’y sont développées et y respirent l’air.

Je ne me suis même pas posée de question sur le choix de ce premier marathon.

Car Paris, c’est Paris!

Ma préparation

Du 12 Janvier au 5 Avril 2009- 4 entraînements par semaine.

Inscriptions closes dès le 18 Novembre 2008. 37 000 inscrits. Objectif: Finir la course dans de bonnes conditions.

Vendredi 3 Avril 2009

Nous allons au Marathon expo récupérer mon dossard. Le salon ne grouille pas de monde, nous pouvons donc nous balader à loisir et sans bousculade. J’y rencontre Denis de Jiwok qui m’interviewe sur ma rencontre avec le site. Le tournage dure quelques minutes. Puis, nous visitons chaque stand avec des courses plus ou moins tentantes.
Le Marathon de l’Alsace qui nous offre du vin blanc et de la choucroute, celui du Medoc des jambons crus. Il y a même un stand (je ne me rappelle plus lequel, j’en suis désolée) qui nous donne deux compotes de pomme-datte. Bref, vous l’aurez compris, il y a ici à boire et à manger. J’hésite à acheter la casquette officielle du Marathon de Paris.
Au décours d’une allée, qui vois-je? Philippe Remond que je salue spontanément.

Marathon expo
Marathon expo

Comme il me répond, je lui demande s’il est possible de prendre une photo avec lui. Il accepte gentiment et m’offre même une photo dédicacée. Je suis aux anges!!!
Je craque également pour une bande de compression, je mets toutes les chances de mon côtés pour ne pas me blesser.

Dimanche 5 Avril 2009

Bon, il faut dire que j’ai assez mal dormi ces trois derniers jours. Je rêve que le jour J mon réveil ne sonne pas, que je me trompe de jour, que j’ai perdu mes chaussures ou je pense à ma stratégie de course. Les réveils sont un peu difficiles.

Nous nous levons tôt car l’équipe de tournage de France 5 va venir filmer le petit-déjeuner. Douche, habillage, etc…Puis je vais chercher l’équipe à la gare. Nous tournons rapidement quelques scènes du petit-déjeuner. Mais j’ai l’estomac un peu noué ce matin. Je n’arrive pas à ingurgiter tout ce que j’ai préparé pour mon repas hyper-glucidique: céréales avec du fromage blanc, banane, abricots secs, gâteau spécial course. Tant pis, j’en ramène pour le transport.

Dans le RER, nous croisons de plus en plus de runners qui se rendent au marathon. A chaque station, un nouveau groupe de personnages en tenue enfle le lot des marathoniens.

A la sortie de la station Charles de Gaulle, c’est la cohue, une masse d’individus en short et running se presse vers l’avenue Foch (vestiaires et zone d’arrivée) et l’avenue des Champs Elysées (zone de départ).

Après le tournage de quelques scènes autour de l’Arc de Triomphe, pause-pipi (avec une queue de plus de 10 mn, vessie stressée oblige), nous rejoignons enfin le sas 5 minutes avant le départ.J’ai le cœur qui bat, je souris face à la caméra pour faire bonne figure mais je n’en mène pas large.

J’ai à peine le temps de rejoindre le sas des 5h00 quand le coup de feu de départ est tiré.

Une rumeur, un grondement, le martèlement des chaussures sur les pavés montent doucement. Ma peur m’a quitté, je sais que je vais le faire.

Nous marchons pendant au moins 15 minutes avant que nous franchissions la ligne de départ.

Ca y est , c’est parti.

Parcours Marathon Paris 2009
Parcours Marathon Paris 2009

Je me retiens d’accélérer sur la plus belle avenue du monde. J’essaie d’appliquer les conseils de tous ceux qui m’ont précédé sur ce chemin. J’hume l’air de ces chevaux de course dont on a lâché la bride.

Km 4 – Rue de Rivoli. J’ai mal à mon tibia droit (périostite), j’ai oublié de prendre des anti-inflammatoires. Heureusement, cette sensation s’est progressivement atténuée tout au long de la course. Tous les 5 km, consciencieusement je consomme un gel juste avant les ravitaillements en eau. Je ne sais pas si c’est vraiment utile, mais cela me rassure.

Km 5,8 – Place de la Bastille. Petit bouchon de 3 minutes à la sortie des ravitaillements, j’en profite pour récupérer mes pulsations. Je m’économise. J’essaie de reconnaître les monuments autour de moi, mais à l’intérieur de cette marée humaine, je ne reconnais rien. J’essaie de suivre la ligne bleue, mais je m’en éloigne plusieurs fois afin de contourner certains coureurs… plus lents que moi?

Km 10 – Un peu plus d’une heure après, je consulte le bracelet/temps de passage récupéré au Marathon expo: j’ai bien été raisonnable. Je m’arrête sagement au ravitaillement pour boire un peu et en évitant de jeter ma bouteille dans les jambes d’un autre.

Mi-course
Tee-shirt Finisher
Tee-shirt Finisher

Km 25 – Quai des Célestins. Je dépasse enfin les deux meneurs d’allure 4h30 qui étaient partis 5 minutes avant moi. Chouette.

Km 26 – Tunnel de Tuilerie. Affreux, il y fait chaud, c’est long, rien à voir. Bref, démoralisant. Mais je sais qu’au bout ( et le mot est bien trouvé), ma famille m’attend au 31ème Km.

Km 30 – J’attends le fameux mur, je ne le vois pas. J’ai le sourire aux lèvres. Quelques coureurs marchent. J’essaie de ne pas y penser.

Km 31 – Je les vois enfin, du moins ma fille et sa copine et l’équipe de tournage. Je ralentis un peu, je ne veux pas perdre mon rythme. J’ai à peine le temps de leur dire un petit mot. Mon mari et mon fils sont retardés dans les embouteillages engendrés par le marathon.

Km 38 – Je ressens soudain une grande fatigue. J’ai envie d’abandonner. Pourquoi me suis-je embarquée dans cette galère? Je n’ai pas si mal que cela à mes quadriceps mais je suis…fa-ti-guée. Le meneur d’allure que j’avais semé au 25 ème m’a rattrapée.
Je suis dégoûtée, mais surtout éreintée. Je respire un grand coup et c’est reparti, le moral revient.
Mais ma montre( Garmin 405 dernier modèle) s’est arrêtée! Alors qu’elle est sensée tenir 8 heures de suite, je l’ai pourtant chargée à fond hier.
Du coup, je ne peux plus surveiller mes pulsations ni mon allure. Alors, je me fie à mes sensations. Je pense à autre chose, en fait, je vide mon esprit, je ne pense à rien.

Si… juste courir.

La délivrance

Km 40 – Je ne m’arrête plus pour le dernier ravitaillement. Il reste un peu plus de 2 km. J’essaie de suivre péniblement le meneur d’allure qui parle à sa troupe, je m’accroche à ses encouragements. Je sais que c’est bientôt l’arrivée.

Km 42 – J’aurai voulu terminer par un sprint mais j’ai à peine la force de courir.

Arrivée – J’essaie de sourire en franchissant la ligne. Je m’arrête enfin. J’ai la tête qui tourne un peu.

Tout au long de ce beau parcours touristique, un public nombreux et différents orchestres nous encouragent.

Mais je suis heureuse: JE L’AI FAIT !!!

Mais un marathon peut en cacher un autre: Berlin, me voilà !!!

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